Dans un contexte marqué par une diversification économique, la wilaya de Tissemsilt s’apprête à renouer avec une activité d’une importance stratégique. Il s’agit de la production locale de pièces et accessoires en plastique, un secteur longtemps laissé en friche dans la région.
C’est ainsi que l’usine Plastic Algeria Components (PAC), située au cœur de la commune de Khemisti, dans la zone de Sidi Mansour, se prépare à faire redémarrer ses machines, annonçant le début d’une nouvelle phase pour cette unité de production.
Selon un communiqué officiel de la cellule de communication de la wilaya, «l’opération de relance de cette usine constitue un jalon important de l’engagement de l’Etat à remettre en service les projets abandonnés, leur offrant une nouvelle dimension autant que leviers de développement économique et de création de valeur ajoutée pour le pays», souligne la source.
En effet, lors d’une visite effectuée mardi dernier sur le lieu du site industriel, le wali de Tissemsilt, Fethi Bouzaid, avait indiqué que «les derniers ajustements pour la relance effective de l’activité dans cette unité sont en cours de finalisation. Cette relance traduit l’importance stratégique de ce projet pour le futur de l’industrie, notamment automobile, nationale et régionale».
Et de préciser : «Dans un pays où la diversification économique est devenue une priorité, l’usine de Khemisti va non seulement répondre à une part des besoins du marché intérieur, mais aussi contribuer, de manière significative, à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations», s’était exprimé le responsable.
Durant le mois de janvier dernier, les actifs de l’ex-société Plastic Algeria Components (PAC) avaient été transférés à la holding Algeria Chemical Specialities (ACS), dans le cadre d’une opération visant à réintégrer ces biens dans le tissu économique national. Renommée General Plastic Injection (GPI), l’entreprise est désormais placée sous l’égide d’ACS, qui se voit confier la mission délicate de redynamiser cette unité de production. GPI devra non seulement protéger les capacités de production existantes, mais également lancer une nouvelle phase de gestion, de développement et d’innovation.
La sauvegarde des emplois des anciens salariés de PAC, garantissant la continuité de leur contrat, est au cœur de cette démarche. Un choix résolument tourné vers la stabilité et l’accompagnement des travailleurs dans ce renouveau. La holding ACS a réaffirmé dans un communiqué «son engagement à suivre efficacement les directives des pouvoirs publics pour faire de cette relance un modèle de valorisation des biens confisqués.
L’objectif est de générer de la valeur ajoutée, dynamiser l’économie locale de la région et, à terme, contribuer à l’édification d’un tissu industriel algérien solide et compétitif».